Le Tribunal Militaire de Bamako a tenu, le mardi 1er septembre 2026, au siège de la juridiction sis à Dar Salam, son audience ordinaire en matière correctionnelle.
Quatre
affaires étaient inscrites au rôle et mettaient en cause six prévenus
militaires et un prévenu civil.
L’audience était présidée par le magistrat Assama DOLO, président du Tribunal Militaire de Bamako, assisté des autres magistrats composant la formation de jugement.

Les
débats ont porté sur l’examen des faits poursuivis et sur la responsabilité
pénale des prévenus, conformément aux règles de procédure applicables devant la
juridiction militaire.
Les
accusations portent sur des faits de vol, de vente, de détention, d’acquisition
et de cession illégales d’armes à feu, d’abus de confiance, d’escroquerie, de
désertion et de violation de consignes générales militaires.
Le
premier dossier concernait le Sergent-chef de Police Bourama COULIBALY, en
service au commissariat de Kéniéba. Il était poursuivi pour des faits d’abus de
confiance, d’escroquerie, de fausses promesses et de violation de consignes
générales militaires.
À
l’issue des débats et après en avoir délibéré conformément à la loi, le
Tribunal l’a déclaré coupable des faits qui lui étaient reprochés. Il a été
condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis, ainsi qu’au paiement d’une
amende de 500 000 francs CFA.
La
juridiction l’a également condamné au paiement de plus de 18 millions de francs
CFA, ainsi qu’à 3 millions de francs CFA à titre de dommages-intérêts.
Le
deuxième dossier concernait le soldat de 1re classe Adama TRAORE, poursuivi
pour désertion à l’intérieur et violation de consignes générales militaires. Il
ressort des faits exposés à la barre qu’une permission de quinze jours lui
avait été accordée. Toutefois, il n’aurait pas rejoint son unité à l’expiration
de ladite permission et serait demeuré absent de son corps entre septembre 2025
et mai 2026.
Reconnaissant
les faits qui lui étaient reprochés, le prévenu a été déclaré coupable par le Tribunal
et condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis.
Le
troisième dossier concernait l’adjudant-chef Diéka dit Youssouf DIABATE, de la
Gendarmerie Nationale. Il était poursuivi pour complicité d’évasion et
violation de consignes générales militaires.
Après examen des faits et des éléments soumis à son appréciation, le Tribunal l’a déclaré coupable. Reconnaissant également les faits, il a été condamné à trois mois d’emprisonnement avec sursis.

Quant
au quatrième dossier inscrit au rôle, son examen a été renvoyé au 8 septembre
2026.
Prenant
la parole à l’issue de l’audience, le Capitaine Alou SYNAYOKO, substitut du
procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako, a rappelé la
gravité des manquements à la loi et à la discipline militaire commis par
certains militaires, tout en mettant en exergue les exigences particulières
liées à l’exercice du métier des armes.
Selon
lui, « le métier des armes est un métier très noble qui demande beaucoup de
rigueur ». Il a, à cet égard, souligné l’importance de la sensibilisation
des personnels militaires au respect des droits de l’Homme, des dispositions du
Code Pénal Militaire et du Code de procédure pénale.
À
travers le fonctionnement régulier de sa justice militaire, les Forces Armées
Maliennes réaffirment leur engagement en faveur d’une armée professionnelle,
disciplinée et respectueuse de la loi. Le traitement des manquements devant les
juridictions compétentes participe ainsi au renforcement de la discipline, de
la rigueur et de l’éthique qui fondent l’institution militaire.
1ère Cl Koni KONATE
